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a bataille
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Les valeureux guerriers se battirent comme des lions, essayant tant bien
que mal de bouter les impies hors de Jérusalem. Ils savaient que certains
d’entre eux ne reviendraient jamais sur leurs terres et que, par la grâce de Dieu
et par Saint Denis, un miracle aurait été leur seul salut tant les armées de Sarrasins
étaient fournies. Ceux-ci criaient à la mort et la bataille dura des jours entiers…
Le jeune Seigneur Thibault et ses comparses se distinguèrent par leur courage mais les
ennemis étant supérieurs en nombre, la retraite fut sonnée et les troupes chrétiennes
furent éparpillées. Nos héros acculés préférèrent partir à l’ouest, vers la mer rouge.
L’ennemi sur leurs talons les obligea à se réfugier en Egypte où leur voyage ne faisait
que commencer.
Arrivés en Egypte, tout n’était que désolation : le désert les engloutit vite les éloignant,
peu à peu, de toutes orientations. Les heures, comme les grains de sables qui deviennent dunes,
s’allongent et deviennent de plus en plus assassines. De nos dix guerriers, il n’en restait
déjà plus que six au bout du troisième jour et, les réserves d’eau s’amenuisant, il ne resta
déjà plus que notre jeune Seigneur au cinquième jour.
La soif le tiraillait et, bien qu’il ait quitté sa cotte de mailles depuis quelques jours,
son corps semblait, au fur et à mesure des heures, se transformer en plomb et, comme la nuit
tombait, il décida de faire halte. Il s’assoupit tout doucement et se mit à rêver.
Thibault de Murol commençait par voir ses proches, sa famille, sa promise, et sa terre, sa
terre qu’il chérissait tant. La nostalgie et la tristesse l’assaillaient et quand l’aurore
se réveilla, les premiers rayons du soleil lui rappelèrent à quel point le climat de ses
Flandres natales était doux et salvateur. Peu à peu, il sentit chacun de ses membres se réveiller
et il reprit la route.
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Suite :
Le départ |
La bataille |
La découverte de l'Ecoubelle |
Le retour |
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